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Chantier de la gare de Mons

Nouveau retard pour la gare de Mons

ÉRIC RENETTE

La construction de la gare Calatrava de Mons va être ralentie, faute de budget suffisant.Effet politiquement emblématique ou cible sensible volontaire?

Qui, de la SNCB ou d’Infrabel, freine le plus fort?

La seule certitude, c’est que les travaux menés à la gare de Mons vont prendre du retard. Combien? Nul ne semble avoir les clés pour répondre. Ce retard va s’ajouter aux deux années déjà perdues, officiellement suite à des recours contre les permis de démolir/bâtir. Point de départ de ce nouveau délai: le chantier ne disposera pas de tous les moyens financiers initialement prévus en 2015. Suite aux différents efforts budgétaires imposés par le gouvernement, notamment 2,1 milliards d’économie au groupe SNCB entre 2015 et 2019, le gestionnaire du réseau Infrabel a écrit à Eurogare, la filiale qui gère la construction de la gare Calatrava à Mons pour lui signaler qu’elle allait réduire son budget pour 2015 à 4,6 millions d’euros au lieu des 8,3 millions initialement prévus, a révélé la DH, vendredi.

Ce n’est qu’une partie du problème. Une petite partie, même. Le principal promoteur de la gare, la SNCB, qui a hérité du dossier porté jusqu’alors par la Holding avant la restructuration du Groupe SNCB, réduit également sa participation. Ici, suivant une décision du conseil d’administration du 19 décembre dernier (la SNCB ne confirme pas), il aurait été décidé de réduire la voilure budgétaire à 9,7 millions pour 2015. Au lieu des… 29 millions initialement prévus. Pas d’autre commentaire à la SNCB que celui-ci: «Nous ne communiquons pas en détail sur les chiffres et montants investis. Nous ne suivons pas le mouvement d’Infrabel et n’avons pas demandé à Eurogare de freiner les travaux. Nous suivons le planning d’exécution. Notre philosophie est que même en période de restructuration budgétaire, nous ne touchons pas aux éléments déjà entamés. Notre priorité est d’assurer le suivi de ce qui était prévu. Cela s’applique pour le chantier de la gare de Mons. Toutefois, face à la demande d’Infrabel, qui est un des trois partenaires dans le chantier, nous allons analyser les conséquences sur le déroulement des travaux.»

Et les utilisateurs dans tout ça?

Chez Infrabel, on se contente d’un «pas de commentaires» officiel. Sauf que… lors des transferts financiers de dotation qui ont accompagné la restructuration du Groupe SNCB, le 1er janvier 2014, Infrabel a transféré 15,2 millions d’euros à la SNCB pour assurer la moitié des travaux commandés pour 2015. Plus que la part que la SNCB aurait finalement inscrite à son budget 2015… Histoire d’améliorer ses propres comptes avec la différence?

Au-delà des aspects financiers, il paraît clair que le chantier de la gare de Mons n’est pas un exemple neutre. Fruit de la volonté, que certains estiment disproportionnée, du PS et de son président Elio Di Rupo, la gare est évidemment un symbole politique autant qu’économique. Ou une cible?

Pour les utilisateurs, les questions sont ailleurs. Quand la nouvelle gare sera-t-elle fonctionnelle? Pour les contribuables, c’est «combien va-t-elle coûter»? Fin 2014, en théorie, il restait 135 millions d’euros à financer sur les 250 millions de coût global du projet (184 millions pour la gare – 150 pour la SNCB, 24 pour la SRWT, 10 pour la Ville – et 69 millions pour l’infrastructure). Et l’achèvement des travaux était programmé pour 2018. À partir du moment où le Groupe SNCB dans son ensemble contribue à hauteur de 14,3 millions en 2015 au lieu des 37 millions prévus, moins de la moitié, il est illusoire d’imaginer respecter les délais. On en revient donc à la question principale: quand?

ÉRIC RENETTE

L’avenir des ascenseurs du canal du Centre historique

Dans le Soir du 28 février 2015

Plus de bas que de hauts pour les ascenseurs hydrauliques

MATHIEU COLINET

LA LOUVIERE

Le site classé Unesco attend des investissements régionaux

La Wallonie n’a pas encore trouvé les 14 millions d’euros nécessaires. Ces atermoiements inquiètent certains. Ils ressortent pour le coup une vieille menace, celle de voir le site perdre sa reconnaissance Unesco.

Dans un mois, la saison touristique débutera et les responsables de l’ASBL Voies d’Eau du Hainaut, qui exploite les quatre ascenseurs hydrauliques, ne savent pas de quoi elle sera faite. Dans leurs ambitions les plus optimistes, ils espèrent que les quatre ouvrages inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco fonctionneront comme à cette époque pas si éloignée où ils laissaient admirer leur mécanique, chef-d’œuvre de puissance et de précision, à des touristes venus de loin. Mais le scénario le plus probable n’est pas celui-là: comme l’année passée, le site risque de vivre en mode mineur.

En 2014, les touristes n’ont pu utiliser qu’un des quatre ascenseurs lors de la célèbre descente de ce tronçon du canal du Centre. Pour actionner les autres, la Région wallonne aurait dû pouvoir compter sur davantage d’agents spécialisés, capables dans un mélange de science et de douceur, de faire monter et descendre ces ouvrages d’une autre époque. Beaucoup sont partis à la pension ces dernières années sans laisser en héritage sous quelque forme que ce soit leur précieux savoir-faire. «Cela nous pose un vrai problème, affirme Fabienne Capot, députée provinciale hainuyère et présidente de l’ASBL Voies d’Eau du Hainaut. Un important volet formation doit être mis sur pied. Ce dernier doit prévoir des façons de faire pour assurer la transmission des savoirs.»

Sont apparus également certains problèmes techniques ces derniers mois, dont la résolution, selon le diagnostic qui a été posé, passe par des interventions dites de maintenance plus ou moins importantes. Un montant a été cité à l’automne dernier, censé couvrir l’ensemble des dépenses: 14 millions d’euros sur quatre ans.

«L’ennui, c’est qu’aujourd’hui le ministre wallon Maxime Prévot ne semble plus aussi optimiste quant à la possibilité d’investir cette somme sur le site, s’inquiète Olivier Destrebecq, député libéral. Il l’a dit l’autre jour en commission. Du coup, je suis assez pessimiste pour les ascenseurs mais au-delà pour la région du Centre, dont le redéploiement doit pouvoir s’appuyer sur une offre touristique de choix. L’étude du bureau de consultance BDO livrée récemment aux forces vives de la région, même si ce travail ne dépasse guère les constats, fait référence à cette piste. Pour Charleroi ou pour Mons, de l’argent régional, on parvient toujours à en trouver. Mais pour La Louvière, c’est bizarrement plus compliqué.»

Cette menace qui pèse sur l’aide régionale pousse même Olivier Destrebecq à aller plus loin, quitte à être quelque peu excessif: les ascenseurs pourraient selon lui payer le prix fort de ce désinvestissement et finir par perdre leur reconnaissance Unesco. «Oui, il faut l’avouer, il y a très peu de chances que cela arrive, il est très rare qu’un site subisse un tel sort, affirme-t-il. Mais le risque n’est pas nul tout de même. Il doit être pris en considération.»

Le ministre wallon Maxime Prévot affirme en avoir pris la mesure. S’il n’a toujours pas trouvé les 14 millions d’euros précités, ceux-ci restent son objectif dans les mois à venir. Que le canal du Centre ne soit pas un axe fluvial à dimension économique l’obligera selon lui à un travail de conviction un peu plus appuyé. «Il n’est pas question de laisser tomber un site comme celui-là, affirme-t-il. Nous comptons donc bien trouver l’argent nécessaire pour effectuer les réparations qui s’imposent mais aussi le développer de sorte à doper son attractivité touristique. Aujourd’hui, et j’ai été très surpris de l’apprendre, le site n’attire pas davantage de touristes qu’avant son inscription sur la liste du patrimoine mondial fin des années 90. Ce n’est pas normal, il faut absolument revoir la façon de travailler et augmenter les retombées socio-économiques liées au site. L’ASBL qui le gère a manifestement échoué à ce niveau-là. Il faut corriger le tir.»

MATHIEU COLINET

Le CoDt d’application le 1er octobre 2015

Le CoDt d’application le 1er octobre 2015

 

Dans le journal Le Soir de ce vendredi 23 janvier 2015 :

(…) Le Gouvernement Wallon a adopté jeudi en 1ère lecture le nouveau code territorial de la Région. (…) L’actuelle mouture diffère à 68 % de sa devancière dit le ministre de l’aménagement du territoire , Carlo Di Antonio. On a modifié 229 articles sur 337.

Selon Le Soir , les principaux changements sont :
Plus rapide. L’absence de réponse d’une administration à une demande de permis ne renverra pas ce dernier dans les limbes ou ne signifiera pas son refus. Si, après le délai de rigueur, une commune n’a pas répondu à une demande de permis, l’octroi (ou le refus) de celui-ci dépendra de l’avis du fonctionnaire délégué de la Région. (…) Actuellement 75 à 80 % des permis sont délivrés hors délai. ( indicatif).
Collaboration de communes. plusieurs communes (pourront) développer des synergies dans l’examen de projets transfrontaliers. (…)
Deux nouvelles zones:  « zones d’enjeu régional » et « zone d’enjeu communal ». Il s’agira de zones multifonctionnelles dans lesquels on mènera des actions prioritaires à vocation économique ou de logement essentiellement. Leur désignation entraînera « ipso facto » la modification du plan de secteur en un an.
Exit la déclaration urbanistique préalable pour des travaux mineurs.

Egalement repris de RTBF INFO , les informations suivantes :

Le gouvernement wallon épingle quelques nouvelles mesures phares, parmi lesquelles :
- mécanisme des délais de rigueur pour les permis plus souple
- réhabilitation des friches industrielles plus facile
- procédure d’enquête publique simplifiée
- révision des plans de secteur mieux encadrée et plus rapide
- nouvelles zones inscrites au plan de secteur: la zone d’enjeu communal et la zone d’enjeu régional
- création d’un schéma de développement pluricommunal, pour permettre à plusieurs communes de mener des projets conjoints
A l’arrivée, le gouvernement wallon a modifié… 68% du CoDT initial qui portait la signature du ministre Ecolo Philippe Henry. « Disons qu’il y a surtout une quinzaine de modifications majeures, mais qui ont des incidences sur d’autres articles du Code », justifie Carlo Di Antonio. « Mais en fonction des remarques que nous avons reçues, je suis convaincu que mon prédécesseur aurait lui aussi été contraint de revoir son texte ».
Ce CoDT « 2.0 » a donc été adopté en 1e lecture par le Gouvernement wallon. Un nouveau cycle de consultations va maintenant débuter, parallèlement au travail en commission au Parlement wallon. Le texte définitif devrait entrer en vigueur le 1er octobre prochain.

Bref, attendons les nouvelles consultations , le vote du parlement et surtout les arrêtés d’application…

Les architectes doivent se remettre en question …

Les architectes doivent se remettre en question …

En architecture, tout le monde est critique. Un architecte, Steven, descendait récemment en voiture  l’Avenue Elliot à Charlottesville, Virginie, sa ville natale, avec sa-vieille mère de 88 ans. Ils passèrent devant une maison conçue et construite par des étudiants en architecture de l’Université de Virginie. Pour Steven, architecte, ce modèle de logement abordable – une solide paire de boîtes empilées, recouvertes de métal ondulé – était l’expression d’un design audacieux. Mais à l’œil de sa mère, la maison était un gâchis dans le paysage, une insulte à ses voisins historiques.

« Il semble que quelqu’un aie empilé une paire de wagons l’un au dessus de l’autre, puis les a recouvert de métal bon marché et de tout ce qu’il pouvait trouver à la casse! » Dit-elle.

Il est facile de rejeter Mme Bingler comme une profane simpliste. Mais voilà le problème: Depuis trop longtemps, notre profession a catégoriquement écarté l’avis du grand public sur notre travail, alors même que nous parlons de faire un travail plus pertinent avec des idées louables comme le développement durable, la croissance réfléchie et «la planification de la résilience. »

Nous avons été confrontés à  ce problème auparavant, avec la violente réaction contre ce qui a été considéré comme le modernisme sans âme des années 1960 et 70. Mais notre réponse, de façon générale, était presque la même, formulée différemment: le postmodernisme, le déconstructivisme et une douzaine d’autres -ismes, ont fait débat parmi les professionnels, mais en repoussant le monde non-initié encore plus loin. Et nous sommes encore plus isolés aujourd’hui, avec un archipel d’Ecoles supérieures, de magazines et de blogs qui renforcent notre propre vision du monde, soutenus par un petit nombre de clients publics et privés fortunés.

La question est, à quel moment le potentiel de l’architecture pour améliorer la vie humaine se perdra en raison de son incapacité à se connecter avec les humains dans la réalité ?

En 2007 l’entreprise de Steven, Concordia, était l’une des 13 invités à la Nouvelle-Orléans par la Make it right Fondation pour créer des prototypes de maisons, durables et abordables dans le Lower Ninth Ward, un quartier dévasté par l’ouragan Katrina. Au début du processus, le fondateur de Make It right, Brad Pitt, a invité quelques résidents de retour dans leur quartier, afin de critiquer les conceptions, dont la plupart ont essayé de prendre une forme de base, la maison unifamiliale, casée dans le style le plus actuel, avec peu de considération des besoins locaux ou de l’architecture vernaculaire locale. Les résidents n’étaient pas impressionnés, et ont posé des questions parfaitement logiques: Que signifient ces toitures terrasse – vous savez qu’ il pleut beaucoup ici, non?

L’Architecture, avec un grand A, est exceptionnellement capable de créer des bâtiments signature, glorieux et uniques. Nous sommes brillants pour  l’élaboration de structures sublimes (ou grandiloquentes) pour une élite mondiale qui partage nos valeurs. Nous semblons de plus en plus incapables, cependant, à créer un travail artistique et harmonieux qui parle à une large part de la population générale, les gens que nous sommes, au moins théoriquement, destinés à servir.

Ainsi,  il y a un paradoxe: Pendant que les architectes conçoivent un petit pourcentage de bâtiments, notre pouvoir d’autosatisfaction n’a jamais été aussi grand. Bien que le terme «starchitecte» soit devenu une sorte d’insulte, il est devenu monnaie courante au sein de la culture de la célébrité et parle largement à notre profession mais de manière superficielle. Le travail très en vue  a été avalé dans le gouffre médiatique, comme une attraction culturelle- occasionnellement divertissante mais impertinente dans la vie quotidienne de la plupart des gens.

Ce pourrait être acceptable si notre seul rôle était de servir ceux en mesure de payer nos services. Et le monde serait un endroit plus triste sans Fallingwater, le Guggenheim de Bilbao et  l’Opéra de Sydney. Le problème n’est pas la poussière infinitésimale de bâtiments créés par des architectes célèbres (certains bloqués, certains presque comiques dans leur dysfonctionnement), mais plutôt l’influence des effets de distorsion que ces projets ont eu sur les valeurs et les ambitions des classes moyennes de la profession.

Nous avons appris à des générations d’architectes à s’ exprimer en tant qu’artistes, mais nous ne les avons pas appris à écouter. Donc, quand la crise a appelé notre profession à s’intensifier – à New York, par exemple, après le 11 Septembre, et à la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina – nous avons échoué  à donner au public de bonnes raisons de nous faire confiance. En Chine et dans d’autres parties de l’Asie, les architectes occidentaux continuent à accomplir leur magie d’un instant, tout en répétant grand nombre de catastrophes de conceptions urbaines du siècle précédent, à des échelles de tailles significatives.

La déconnexion de l’architecture est à la fois physique et spirituelle. Nous essayons de vendre des bâtiments publics et leurs quartiers dont ils ne veulent pas particulièrement, dans une langage qu’ils ne comprennent pas. Dans le même temps, nous avons cédé le reste de l’environnement construit aux politiques, avec l’étalement urbain et les ordures se déployant tout autour de nous.

Il n’en a pas toujours été ainsi. Depuis des millénaires, les architectes, artistes et artisans – un ensemble étonnamment sophistiqué de collaborateurs, aucuns d’entre eux inités aux  logiciels d’architecture – ont créé des bâtiments qui ont profondément parlé à un large éventail de la population. Ils ont créé une myriade de styles  qui avaient une chose en commun: une dépendance aux  lois physiques et principes mathématiques qui appuient l’élégance et la praticité fondamentale du monde naturel.

Ces ressources créatives transcendent le style. Elles ont non seulement un large attrait esthétique, mais elles sont aussi profondément humaines, liées à notre propre ADN. Elles sont la raison pour laquelle à la fois Philip Johnson et la proverbiale vieille dame de Dubuque pourraient se tenir sous les vitraux de  Chartres et partager un sentiment commun d’admiration.

Pour revenir à ces valeurs, nous devons repenser la façon dont nous répondons aux besoins des divers groupes en concevant pour eux et leurs intérêts, pas le nôtre. Nous devons affiner nos compétences grâce à la collaboration authentique, et non à travers des  techniques de vente sophistiquées, réévaluer notre obsession de la mécanisation et du matérialisme, et explorer des formes plus universelles et des principes de conception naturels.

Tous les architectes ne sont pas égaux devant leur compétence à produire une oeuvre-phare. Mais nous  avons accès au même ensemble d’outils et de références. Et soyons honnêtes: la réconciliation de l’architecture avec ses utilisateurs – redécouvrir le juste milieu radical, où nous nous rencontrons, écouter et vraiment collaborer avec le public, parler un langage commun et continuer à  progresser dans l’art de l’architecture – n’a que trop tardé. C’ est aussi l’un des plus grand défi de conception de notre temps.

A bas les lotissements !

Dans la revue « Plan Magazine » de juillet-août-septembre 2014 , Léo Van Broeck ( Président de la Fédération Royale des Sociétés d’architectes : www.fab-arch.be ) a rédigé une préface concernant l’urbanisation en Flandre. En voici quelques extraits :

« Plus de 26 % de notre superficie ( ndlr la Flandre)est construite – un record en Europe – (…) Ainsi nous sommes porteurs d’une série de records très tristes : le plus grand nombre d’heures d’embouteillage par employé, le plus grand nombre de km de voiries par unité d’habitation, et le coût réel le plus cher par unité pour le raccordement aux services publics (eau, gaz, électricité, égouts, câbles, etc ). Plus de 70 % de notre faune et la flore et nos écosystèmes se trouvent dans la catégorie la plus basse juste avant l’extinction. Notre intensité énergétique ( = la consommation d’énergie par unité de produit intérieur brut ) est de 35 à 40 %  supérieur à la moyenne européenne et cette surconsommation est uniquement attribuable à la mobilité et le chauffage de bâtiments détachés. (…)  Les architectes et les urbanistes sont depuis plus d’un siècle complices de cette « mauvaise pratique » mais somme toute, c’est surtout le gouvernement qui est coupable. L’envergure de notre désastre urbanistique est connu et bien documenté depuis plus de 50 ans, les fonctionnaires et les technocrates connaissent les solutions , mais ce sont les ministres et les cabinets qui interdisent que cette connaissance soit transformée en politique. (…) En fait, on devrait interdire de faire des lotissements , de construire des maisons détachées ou d’activer encore des zones résidentielles disponibles en périphérie. En plus nous devrions urgemment réduire notre empreinte spatiale et miser sur la densification et l’urbanisation de nos villes. Cependant la politique – paralysée par la peur électorale – manque de courage pour prendre les mesures nécessaires. (…)

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