Le logement rénové de la cave au grenier

Article dans Le Soir du 12 novembre 2014
Le plan de Paul Furlan pour simplifier et le rendre plus performant.
(…) Les réformes visent très large et sont parfois très ambitieuses : la refonte de la fiscalité, l’autonomie des sociétés publiques locales, un élagage sans pitié des primes.

Fiscalité: le bonus logement raboté dès 2015.
(…)
La sécurisation de l’habitation : le propriétaire peut actuellement déduire de ses impôts les dépenses de sécurité contre le vol et l’incendie ,  à concurrence de 30 % de l’investissement et avec un plafond de 750 € par habitation. Cette disposition est purement et simplement supprimée. Le budget de la Wallonie y gagnera une vingtaine de millions.
Le taux forfaitaire du calcul du bonus : le taux d’imposition du contribuable permet de fixer la hauteur de l’avantage fiscal dont il doit bénéficier. Il est fixé forfaitairement à 45 %. Il va passer à 40 %. Gain pour la Wallonie cette fois : 5 millions €.

Primes.
Huit dispositifs plutôt que 60 .
(…)
L’objectif: rationaliser, simplifier et cibler les « classes moyennes »: « les nouvelles primes concerneront constructions neuves et rénovations. L’accès sera conditionné à des limites de revenus », résume Paul Furlan. Un « bouquet énergie » rassemblerait les audits énergétiques, le chauffage, l’isolation du toit et celle du sol, l’isolation des murs et des châssis. Un « bouquet réhabilitation et sécurité » reprendrait l’assèchement, la stabilité et la salubrité ( y compris radon et mérule) charpente et toiture, installation électrique . Point final.
Le moratoire: A de rares exceptions près, les primes actuelles ne seront plus accordées dès le 1er janvier . D’ici là, les dossiers engagés par une facture, un bon de commande avec acompte, un permis d’urbanisme ou le passage d’une estimateur seront honorés.

Epargne.
Investir dans le logement social.
Le principe ? « Dans l’état actuel de la législation, une personne qui souhaite acheter un bien à une société publique de logement ne peut le faire qu’à condition d’y habiter  » explique le Ministre. « Je suggère d’adopter un décret qui autorisera les citoyens à acquérir sans condition un bien public avec son épargne :il bénéficierait d’un retour sur investissement de 2 % net ce que ne peut lui garantir son compte d’épargne. »
L’investisseur reste bien entendu propriétaire de la maison, mais la gestion locatives est à charge de la société de logement qui assume donc les risques liés à l’entretien, à une défaillance financière du locataire ou une simple inoccupation.
« On pourrait presque parler de maisons citoyennes » insiste Furlan.

Social.
Plus de souplesse sur le terrain.
Attribution des logements : 
Elle est régie actuellement par un sytème de points de priorité dont bénéficient (ou pas) les candidats au logement. (…) Paul Furlan propose de « remplacer la grille des points par un système basé sur une définition de priorités régionales déterminées par les sociétés de logement et approuvés par la Région ».
Les loyers: les règles de calcul des loyers datent de 1991. Elles sont souvent incompréhensibles pour les locataires. Le Ministre propose donc de travailler sur la base d’un loyer économique correspondant aux caractéristiques du bien : superficie, confort, performance énergétique … (…)

CoDT… à peine né, déjà revu !

A la demande de Robert Bassetto voici un communiqué de l’Union Wallonne des Architectes aux Présidents des Associations locales.

 Objet : Rencontre de ce mercredi 3 septembre entre le Ministre Carlo Di Antonio et l’UWA – révision du CoDT

Madame la Présidente, Messieurs les Présidents, Chers Confrères,

 

L’UWA a été entendue hier par le nouveau Ministre wallon en charge des matières d’urbanisme. Le CoDT était au cœur des débats.

Pour rappel, sous l’ancienne, législature, l’UWA est intervenue et a été entendue longuement en commission Parlementaire du Parlement wallon (voir les CRIC et CRAC).

Elle a mis en place une communication conjointe avec la CCW et l’UPSI. Des contacts personnels ont été pris auprès des parlementaires des différentes familles politiques (cdh, écolo, MR, PS). Avant, pendant et après les débats.

Nous avons organisé un débat politique avec un public d’architectes au Grand Hornu, le jour de l’adoption du CoDT, avec les principaux protagonistes (président de la commission, …).

Willy Borsus n’a pas su venir et c’est son collègue Dodrimont qui était présent.

Nous avons obtenu des engagements préélectoraux des parlementaires spécialistes du sujet (voir le compte rendu détaillé sur le site de l’UWA).

Nous avons analysé en détail leurs programmes respectifs.

L’Ordre a communiqué être très favorable au nouveau Codt. Il a dû lire le communiqué de presse du Ministre et s’arrêter à la moitié des exposés des motifs.

Il n’a pas été consulté sur le fond et cela n’est pas sa mission de base qui doit rester pour l’essentiel de bien s’occuper de la tenue des tableaux et de veiller à l’application des règles déontologiques.

Hier, nous rencontrions donc le Ministre de tutelle Di Antonio et sa chef de cabinet adjointe pour les matières liées à l’urbanisme (ir Architecte), une réunion très constructive aboutissant à un planning de travail.

Le Ministre a fait savoir par voie de presse qu’il entend postposer et réviser fondamentalement le CoDT pour rencontrer les attentes du secteur de la construction (ccw, uwa, Upsi).

Les arrêtés d’application même écrits sont mis à la poubelle. Le Codt va être revisité surtout en ce qui concerne les points qui nous importent : procédure de dématérialisation des permis, délais des permis, simplification administrative réelle et planologique, définition des travaux avec le concours  des architectes, procédure de recours, caractère indicatif des plans. Nos réseaux et connaissance  CdH et PS sont essentiels.

Nous veillons à communiquer au monde politique non pas un message de défense professionnelle  corporatiste, mais bien un message d’intérêt collectif et des soucis du citoyen (accessibilité, coûts administratifs, délais,…) C’est le seul message porteur et commun aux entrepreneurs. Ce qui est bon pour les citoyens est toujours meilleur pour l’architecte.

Nous fonctionnons aussi dans le cadre : un exemple significatif concret de dysfonctionnement, texte incriminé ou mal employé et proposition de modification législative. Cela évite le discours inutile du café du commerce.

Libre au FWA ou à qui le souhaite de faire de la communication sur des sujets qui sortent de ce cadre, mais c’est souvent contre productif.

Nous avons constaté que des messages divergents existent pour les architectes. C’est normal, cela reflète la divergence des expériences personnelles. Il nous serait agréable de communiquer un point de vue commun sur une liste de points à modifier dans le cwatupe actuel ou CoDT, suivant la structure concrète et opérationnelle : un exemple significatif concret de dysfonctionnement, texte incriminé ou mal employé et proposition de modification législative (art xx, supprimé, à remplacer par).

Nous reviendrons avec un fascicule de proposition dans une échéance de 3 semaines auprès du Cabinet.

Merci, si vous souhaitez nous aider à relayer le point de vue de la base de nous faire part des commentaires des membres concernés de vos associations. Toutes les demandes ne seront pas nécessairement relayées, ni celles peu majoritaires ou peu pertinentes.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Pour l’UWA,

Robert Treselj, Président, Joël Coupez, Vice-Président

Biennale de Venise : la Canadienne Phyllis Lambert, Lion d’or d’honneur 2014

Extrait d’un article de Jean-Jacques Larrochelle  dans Le Monde.fr | 

La Canadienne Phyllis Lambert a reçu le Lion d’or d’honneur de la Biennale de Venise 2014. Ce prix, couronnant l’œuvre d’une vie (« lifetime achievement »), sera décerné lors de la 14e exposition internationale d’architecture, qui se tiendra du 7 juin au 23 novembre 2014. La décision a été prise par le Conseil de la Biennale de Venise, présidé par l’Italien Paolo Baratta.

Ce prix a été attribué « non pas à titre d’architecte, mais en tant que maître d’ouvrage et gardienne du patrimoine architectural, a expliqué le Néerlandais Rem Koolhaas, directeur général de l’édition 2014 de la Biennale et récipiendaire du même prix, en 2010, pour sa carrière. Phyllis Lambert a apporté une contribution majeure à l’architecture. Sans son implication, l’une des rares réalisations architecturales du XXe siècle à pouvoir être qualifiée de perfection sur terre – le Seagram Building de New York – n’aurait jamais existé. »

Les revendications de l’UWA

repris du site de l’UWA

REVENDICATIONS

Les architectes wallons sont soucieux de l’accessibilité économique des logements à construire et de l’obtention de permis d’urbanisme dans des délais de rigueur acceptables avec issue favorable. Au moment où les politiques wallons écrivent la déclaration de politique régionale, l’UWA insiste sur :

 

  • la modification des délais de rigueur à issue favorable au lieu de défavorable
  • la simplification drastique des procédures de dépôt de permis d’urbanisme en concertation avec les acteurs sectoriels
  • la simplification réelle de la démarche de rapport PEB, convergence PAE et certificat par simplification concrète
  • l’implémentation en 2 ans de la virtualisation des dépôts des permis
  • la dépolitisation des instructions de recours et décision conforme d’octroi de la Commission de recours indépendant des instances
  • la mise en place d’un recours régional évitant le recours par le citoyen au Conseil d’Etat
  • la modification raisonnée des critères multiples de la PEB, pour ne retenir qu’un BNE (besoin net en énergie) acceptable au niveau socio-économique et des indicateurs limités non contraignant et indicatifs
  • la mise en place d’une cellule indépendante d’assistance à la maîtrise d’ouvrage publique (maître architecte) organisée par l’UWA
  • la mise en place d’une formation continue organisée par l’UWA formation.
    Pour en savoir plus sur la vision des politiques wallons actifs dans les réformes du CoDT:

    Débat politique du 24 avril 2014

Plus de permis moins de crédits !

Dans le Soir du 15 mai, un article qui met en évidence une augmentation globale du nombre de permis pour la Belgique mais qui cache la situation en Wallonie : de 2009, le nombre de permis pour construction a quasi diminué de 50 % tandis que les permis pour les rénovations sont en légère augmentation.

A noter aussi que suivant l’administrateur délégué de la Confédération Construction , le secteur est la principale victime du resserrement des conditions de crédits opérées par la banques.

AC.

Voir lien vers l’article ci-dessous.

le soir-150514

BINCHE : Le triage-lavoir aura une seconde vie

Gisele Marechal

BINCHE Il abritera les archives de plusieurs institutions fédérales. Un autre projet attend le triage-lavoir proprement dit. Progressivement, un pôle scientifique, culturel et archéologique devrait voir le jour sur place.
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L’enveloppe extérieure du triage-lavoir a été refaite il y a quelques années. © Avpress<br /><br /><br /><br />
    L’enveloppe extérieure du triage-lavoir a été refaite il y a quelques années. © Avpress

Elle est bien révolue l’époque où le triage-lavoir de Péronnes-lez-Binche, cet immense bâtiment édifié dans les années 50 grâce à l’argent du plan Marshall, servait à nettoyer le charbon extrait des mines aux alentours. Quelques années plus tard, le site fermait et entamait une longue léthargie postindustrielle de laquelle un projet de reconversion promet à présent de le sortir.

Ce projet est double : construire un nouveau bâtiment susceptible d’abriter les archives des musées fédéraux et poursuivre la rénovation de l’actuel, en béton armé, pour y loger un dépôt archéologique central pour le compte des autorités wallonnes.

Mercredi dernier, Freddy Joris, le président de la société anonyme Triage-Lavoir du centre, qui est aussi l’administrateur général de l’Institut du patrimoine wallon (IPW), avait invité la presse à assister aux premiers mouvements des engins mécaniques.

La construction de l’immeuble d’archivage est confiée aux sociétés BAM et Galère. Dès le 26 mai, les fondations vont être creusées. L’immeuble, semi-enterré (1,2 mètre de celui-ci pointera en dehors sol), sera adossé à l’arrière du triage-lavoir. Sa partie gauche aura deux niveaux en sous-sol. Achevé en principe en 10 mois, le bâtiment offrira 9.000 m2 à quatre institutions scientifiques fédérales : l’Institut des sciences naturelles de Belgique, la Bibliothèque royale Albert 1er, le Musée royal des Beaux-Arts, et le musée royal d’art et d’histoire. Un chantier dont la décision de principe du conseil des ministres (fédéral) remonte à 2003. Élément spécifique du chantier : on adossera le toit de l’immeuble à la bâtisse existante avant de dresser un contrefort de béton contre le mur arrière du triage. Coût total : 12 millions d’euros, pour le compte de la Régie des Bâtiments. L’immeuble serait fonctionnel d’ici à la fin 2016.

La construction en question a ceci de stratégique qu’elle valorise le triage-lavoir – situé juste à côté donc – qu’il fut, en 2000, question d’abattre, puis de sauvegarder, deux ans après. «  En 2009, le gouvernement wallon a décidé d’y installer le dépôt archéologique central, rappelle Freddy Joris. Il permettrait de concentrer en un seul lieu tous les vestiges mis à jour lors de fouilles archéologiques en Wallonie, de même que de rassembler les 250 fonctionnaires du service. Nous ambitionnons de créer dans le triage 12.000 mètres carrés grâce à des cloisons contemporaines qui permettraient de préserver l’espace intérieur. Dès qu’il serait lancé par le gouvernement wallon, ce chantier-là durerait 2 ans, et coûterait 23 millions d’euros. La Wallonie s’y retrouverait. »

Ce chantier-là est très appuyé par Laurent Devin, député-bourgmestre de Binche, sur place ce mercredi. « On a entamé une tâche, il faut la terminer et réaliser ce pôle archéologique, culturel et scientifique, au risque d’allonger la liste des grands travaux inutiles. »

Chronique | L’insomnie de Mme B. : l’architecture est-elle vraiment importante ? (05-02-2014)

Chronique | L’insomnie de Mme B. : l’architecture est-elle vraiment importante ? (05-02-2014)

Extrait du site  « http://www.lecourrierdelarchitecte.com »

Il arrive à Mme B. de mal dormir. Le soir, entre ses draps roses, elle réfléchit. Elle refait sa journée de travail, repense aux réunions, aux chantiers, aux concessions, aux crises de nerf et à toute l’énergie qu’elle met en oeuvre pour voir ses plans exécutés à la lettre. Puis, Mme B. en vient à s’interroger sur son art. L’ingratitude est de mise. Mme B. se donne pour qu’un projet prenne forme et se construise.
De la conception jusqu’au chantier, cela exige de Mme B. une véritable capacité intellectuelle, une connaissance pointue sur bien des domaines, une capacité de synthèse, un temps de travail important et surtout une costaude volonté.

Mme B. voit ensuite son projet se faire décortiquer ; elle n’a pas pour autant le droit de baisser l’intensité de son travail ni même son engagement. Sans eux, la réalisation de la bête est impossible.
Enfin, le moment terrible et fatidique arrive. Mme B. se félicite, en toute modestie, de livrer son bâtiment. Mme B. le fait avec regret plus qu’avec fierté, même après autant d’efforts.

Mme B. déplore avoir eu peu de marges de manoeuvre face aux lois de l’économie de marché. Sa signature obligatoire pour un permis de construire est même considérée comme un tampon de complaisance par des promoteurs. Obtenir un contrat, par la suite, auprès de ces mêmes promoteurs qui préfèreraient se débarrasser d’elle, n’est jamais chose facile.

Une nouvelle année commence et Mme. B estime qu’il s’agit là du bon moment pour se poser une question de principe : l’architecture est-elle vraiment importante ?
Elle se remémore les discours classiques : «oui, l’architecture est importante».
Elle consiste à créer un environnement essentiel à la vie humaine. Elle met les hommes en relation avec les éléments fondamentaux de la nature : la terre, l’eau, l’air et la lumière. A travers l’architecture, les hommes peuvent sublimer leur existence dans le paysage. Malgré sa richesse, sa silhouette, sa population et son pouvoir économique, une ville ne serait pas complète si elle n’avait pas sa propre signature architecturale. L’architecture occupe un secteur économique majeur en employant les technologies de bien des domaines et représente autant la culture locale qu’un mode de vie.

Pourtant, Mme B. constate, en réalité que «non, l’architecture n’est pas importante».
Alors que de moins en moins d’importance est accordée à l’architecture, le capital génère des bâtiments qui sont autant d’objets de vente, de produits d’investissement, d’espaces pour la consommation et d’outils de mise en scène du pouvoir. N’ayant pas de valeur unique, ils sont reproductibles ici ou ailleurs et par n’importe qui.
Si nous nous en tenions aux constructions qui composent la ville dont la nature se fonde, par définition, sur l’anonymat, il ne serait donc pas scandaleux de voir des millions de bâtiments anonymes. Les architectes se trompent souvent sur les désirs des usagers et sur la pratique en voulant absolument tout prévoir et harmoniser en plus de satisfaire leur propre esthétique.
Alors, la réponse valable ne semble être qu’un vague «ni oui ni non». Sans doute était-ce parce que la question était mal posée. Mme B., confortablement installée sur son oreiller reformule : «comment l’architecture peut-elle se renouveler entre, d’une part, l’idéal et, d’autre part, la réalité ?». Mme B. retourne le problème dans tous les sens. Voici ses pistes de réflexion.

Les détails
Dans le système actuel où tout est uniformisé et standardisé même au-delà des frontières, ce sont bel et bien les détails qui peuvent faire la différence et la performance. Il faut exiger un haut degré de perfectionnement en vue de traiter les détails comme une expression à part entière.

Un bâtiment comme un cycle de vie
La science arrive aujourd’hui à créer la vie dans une machine et à comprendre les mystères concernant l’origine du monde. La notion de «vie» occupera de plus en plus une position centrale dans l’évolution des hommes mais aussi en architecture puisque cette discipline appelle à la construction de lieux dits «de vie». Pourquoi restons-nous dans une vision classique consistant à réaliser un bâtiment tel une oeuvre d’auteur devant l’éternel ?
Une construction doit être pensée comme un être vivant qui naît, croît, évolue, se transforme, se multiplie et finit par disparaître. L’enjeu est de concevoir un bâtiment mais aussi de prévoir son cycle afin de minimiser, à la fin de sa vie, son empreinte. Oublions donc la réglementation HQE inefficace.

Un nouveau regard sur le banal et l’ordinaire
L’architecture se dirige de plus en plus vers la quête de l’apparence, de l’abondance, de la signature, de l’effet spectaculaire. Nous emprisonnons notre regard dans une esthétique, voire dans un prétendu bon goût, noble et raffiné.
Des photographes, débarrassés de toutes approches esthétisantes, remettent en lumière des lieux si banals et si ordinaires que nous, architectes, passons à côté sans les voir ; ils nous paraissent si vulgaires…
Ce sont pourtant ces petites réalités ordinaires qui font la trame de l’existence et qui participent de la pratique de l’espace de tout un chacun, en France et ailleurs. Bref, nous en avons oublié nos principes fondamentaux : l’important n’est pas le bâtiment mais le lieu habité.

Lumière éteinte, Mme B. est prête à s’endormir. Soudain, dans l’obscurité, elle ouvre les yeux : «au fait, qu’est-ce qui fait d’un espace un lieu habité ?».

signé Hyojin Byun

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